GUIDE · JUSTIFICATION CAF

Heures réalisées, heures facturées : justifier son décompte auprès de la CAF

La prestation de service versée à votre accueil de loisirs se calcule sur un nombre d'heures. Encore faut-il savoir lesquelles : celles que vous avez facturées aux familles, ou celles que les enfants ont réellement passées chez vous ? Les deux compteurs ne donnent pas le même résultat, et la règle n'est pas la même en périscolaire et en extrascolaire. Ce guide remet à plat ce que la CAF retient, ce que vous devez pouvoir montrer en cas de contrôle, et combien de temps le conserver — chaque affirmation renvoyant au document officiel dont elle est tirée.

Publié le 5 septembre 2026 · lecture 12 min

L'essentiel

  • Le décompte pilote le montant. Le « nombre d'actes ouvrant droit » est l'un des trois facteurs de la formule de la prestation de service : une heure mal comptée est de l'argent en moins — ou un indu.
  • En périscolaire, on déclare des plages, pas des minutes. Un enfant présent sur une partie de la plage compte pour l'amplitude entière de cette plage.
  • En extrascolaire, tout dépend de votre convention. Selon l'option de facturation retenue, la CAF retient soit les heures facturées, soit les heures réalisées — jamais les deux.
  • Ce qui se contrôle, c'est le registre de présence, qui doit mentionner le temps de présence réel des enfants. Sa forme est libre : un décompte informatisé est recevable.

1. Pourquoi le décompte pilote directement le montant versé

Beaucoup de structures traitent la déclaration d'heures comme une formalité de fin d'exercice. C'est une erreur de perspective : le décompte n'est pas une pièce annexe du dossier, c'est l'un des facteurs de la formule de calcul de la prestation de service. Le référentiel de la prestation de service ALSH l'écrit ainsi :

« Montant de la prestation de service = 30 % x prix de revient dans la limite d'un prix plafond x nombre d'actes ouvrant droit x taux de ressortissants du régime général »

Deux des trois facteurs vous échappent largement : le prix plafond est fixé, le taux de ressortissants du régime général dépend de vos familles. Le nombre d'actes ouvrant droit, lui, dépend entièrement de la qualité de votre décompte. C'est le seul levier — et le seul risque. En face, l'obligation est symétrique : un guide Caf rappelle que « le gestionnaire doit pouvoir justifier, auprès de la Caf, de l'emploi des fonds reçus ».

Sources : référentiel « Prestation de service accueil de loisirs sans hébergement » et Guide ALSH, février 2024 (caf.fr).

2. En périscolaire : on compte des plages entières, pas des minutes

Première règle, et elle est simple : en accueil périscolaire, la façon dont vous facturez les familles n'entre pas dans le calcul. Le référentiel énonce que « l'unité de calcul de la Ps est l'acte réalisé quel que soit le mode de paiement des familles ». Un guide Caf départemental le reformule en datant le changement : « Depuis 2016, les heures prises en compte pour le calcul de la prestation de service sont les heures réalisées quel que soit le mode de facturation appliqué aux familles. »

Seconde règle, beaucoup moins intuitive, et c'est celle qui fait perdre de l'argent aux structures qui pointent trop finement : le décompte se fait par plage d'accueil, pas au temps de présence réel de chaque enfant.

« La présence d'un enfant sur une plage d'accueil – quel que soit le temps de présence réel de cet enfant sur cette plage – permet de retenir pour cet enfant un nombre d'heures réalisées correspondant à l'amplitude d'ouverture de la plage. »

Un guide Caf en tire la conséquence pratique : « Un enfant présent sur toute ou partie d'une plage d'accueil est compté présent sur la totalité de celle-ci. » Autrement dit, un enfant récupéré à 8h05 sur une garderie ouverte de 7h à 8h30 ne compte pas pour une heure cinq : il compte pour 1h30. C'est exactement l'inverse d'un raisonnement d'arrivée/départ à la minute.

Exemple officiel

« Un accueil est ouvert de 7h à 8h30 soit une plage de 1h30. Le jeudi 30 mars, 18 enfants ont été présents sur cette plage d'accueil. Nbre d'actes ouvrant droit sur cette matinée = 18 enfants x 1,50h = 27 heures. »

Le plafond journalier — et pourquoi il faut le vérifier chez vous

Ce décompte par plage n'est pas illimité. Un document Caf indique que « chaque enfant est comptabilisé selon la plage à laquelle il participe […] toujours dans la limite de 9 heures par jour ».

À confirmer auprès de votre CAF

Le détail de ce plafond n'est pas formulé de la même façon partout. Un guide Caf départemental le décline ainsi, hors mercredis scolaires : « l'activité réalisée par plage d'accueil est à déclarer dans la limite de 9 h par jour (si le repas est fourni) ; 4,5 h par 1/2 journée (si le repas n'est pas fourni) ; 4,5 h et le temps du repas (si celui-ci est fourni et que l'enfant ne reste pas la journée) ».

Nous reproduisons les deux formulations plutôt que d'en choisir une : elles proviennent de deux Caf différentes. Avant de paramétrer quoi que ce soit, faites confirmer par écrit le plafond applicable par votre propre Caf.

Sources : référentiel PS ALSH, Guide ALSH février 2024 et « Définir les actes ouvrant droit en ALSH » 2024 (caf.fr).

3. En extrascolaire : heures réalisées ou heures facturées, selon votre option

C'est ici que se concentrent les malentendus. Beaucoup de structures appliquent en extrascolaire (vacances, mercredis sans école) le réflexe périscolaire : « on déclare les heures réalisées ». Ce n'est pas toujours vrai. En extrascolaire, l'acte ouvrant droit dépend de l'option de facturation retenue dans votre convention, parmi sept options possibles. Un document Caf tranche : de l'option 1 à 4, « les heures facturées seront retenues pour calculer la subvention Ps Alsh » ; de l'option 5 à 7, « les heures effectives/réalisées seront retenues ».

Ce que la CAF retient en accueil extrascolaire selon l'option de facturation
Option de facturation de votre conventionCe que la CAF retientPlafond cité
Options 1 à 4 — facturation à l'heure, à la demi-journée ou à la journéeLes heures facturées aux famillesOption 1 : la somme facturée. Options 2 à 4 : dans la limite de 8 h par jour
Options 5 à 7 — forfait, cotisation, cumulLes heures réalisées (présence effective, arrondie à la demi-heure)Les heures facturées ne sont pas à déclarer

Les deux notions sont définies mot pour mot dans un guide Caf : les heures réalisées, c'est « la somme des heures de présence des enfants selon l'heure d'arrivée et l'heure de départ (arrondi à la ½ heure) (options 5, 6 et 7) » ; les heures facturées, c'est « la somme des heures facturées aux familles (option 1) et dans la limite de 8h par jour (options tarifaires 2 à 4) ». Le même guide précise ailleurs que « les heures réalisées correspondent aux heures de présence effective ».

La conversion imposée quand vous facturez à la journée

Si vous facturez à la journée ou à la demi-journée, vous ne choisissez pas la valeur horaire de ces unités : elle dépend de votre amplitude d'ouverture effective. Le référentiel pose deux cas :

  • Amplitude d'ouverture effective égale ou supérieure à 8 heures pour une journée : la journée équivaut à 8 heures et la demi-journée à 4 heures.
  • Amplitude inférieure à 8 heures : la journée équivaut à cette amplitude journalière, et la demi-journée à la moitié de cette amplitude.

Conséquence concrète : un accueil ouvert 10 heures ne déclare pas 10 heures pour une journée facturée — il en déclare 8. Et un accueil ouvert 7 heures n'en déclare pas 8, mais 7.

Sources : « Définir les actes ouvrant droit en ALSH » 2024, Guide ALSH février 2024 et référentiel PS ALSH (caf.fr).

4. Deux exemples officiels où les compteurs divergent

On pourrait croire que l'écart entre heures facturées et heures réalisées est un détail d'arrondi. Les propres exemples de la CAF montrent le contraire — et surtout, qu'aucun des deux compteurs ne gagne systématiquement.

Facturation à l'heure

« Déclaration Caf : heures facturées : 20h (=> 10+4+6) ; heures réalisées : 18h (=> 10+3+5) ; actes ouvrants droits : 20h. »

Ici, c'est le compteur facturé qui l'emporte : 20 h.

Facturation au forfait

« heures facturées : 350 h (=> 7 semaines x 50h) ; heures réalisées : 290 h (=> 80+50+160) ; actes ouvrants droits : 290 h. »

Ici, c'est le compteur réalisé : 290 h, soit 60 h de moins que le facturé.

La leçon opérationnelle est double. D'une part, l'écart est assumé par la CAF : il n'y a rien à « corriger » pour faire coïncider les deux chiffres. D'autre part, il faut être capable de produire les deux compteurs — et de savoir lequel déclarer. Un document Caf est net sur le second point pour les options 5 à 7 : « Les heures facturées ne sont pas à déclarer à la Caf. »

5. Ce que la CAF appelle réellement « facturation »

Le mot « facturation » a ici un sens précis, et il ne recouvre pas n'importe quel document remis aux familles. Le référentiel le définit :

« La facturation résulte de l'établissement d'une facture qui précise à la famille la nature de l'unité de compte (heure ou journée), le tarif unitaire de cette unité de compte et le nombre d'unités retenues pour établir la facturation à la famille. »

Trois mentions, donc, et elles ne sont pas facultatives : la nature de l'unité de compte, le tarif unitaire, le nombre d'unités. Un simple montant global à payer, un reçu, ou une ligne de régie sans détail ne remplissent pas cette définition. Si vous relevez d'une option où ce sont les heures facturées qui ouvrent droit, cette vérification est le premier point à passer en revue avant toute déclaration.

6. Le registre de présence : la pièce qui porte tout le reste

Les heures que vous déclarez ne sortent pas d'un tableau de synthèse : elles doivent provenir d'un registre de présence. Un document Caf est explicite sur ce qu'il doit contenir :

« Les actes à déclarer à la Caf sont : - les heures réalisées, correspondant à la somme des heures de présence effective des enfants issues du registre de présence. Celui-ci doit mentionner le temps de présence réel des enfants. »

Ce registre n'est pas un document interne : la convention d'objectifs et de financement le cite nommément parmi les pièces que vous devez tenir à disposition en cas de contrôle, aux côtés des « livres, factures, documents comptables, registres des présences, ressources des familles, agrément, organigramme, état du personnel, contrats de travail, rapports d'activité ».

La liste des pièces réclamées lors d'un contrôle

Un guide Caf détaille ce qui est demandé lors d'un contrôle ALSH. Le dernier point de cette liste surprend souvent — il ne porte pas sur vos données, mais sur l'outil qui les calcule :

  • « Cahiers et/ou registres des présences réelles des enfants »
  • « États de facturation / Justificatifs d'encaissement »
  • « Factures aux familles / États de comptes mensuels »
  • « Copie d'écran des paramétrages généraux du logiciel ou copie du tableur servant au calcul des heures »

Un décompte informatisé est-il recevable ?

Oui, et la convention le dit sans ambiguïté : « Les justificatifs peuvent être fournis indifféremment sous forme d'originaux, de photocopies, de courriels, de fichiers électroniques, sauf demande expresse de la Caf. » Aucune forme n'est imposée — le cahier papier n'a pas de valeur supérieure à un export.

En revanche, la contrepartie est réelle et mérite d'être lue deux fois. La convention prévoit que « le système d'information pourra également faire l'objet de vérifications, afin de s'assurer de la fiabilité des données transmises » — votre logiciel de pointage entre donc dans le périmètre du contrôle. Et surtout, la responsabilité ne se délègue pas à l'outil : le gestionnaire s'engage à produire les pièces « dont il est garant de la qualité et de la sincérité ». Aucun logiciel, quel qu'il soit, ne porte cette garantie à votre place.

7. Le contrôle CAF : portée, méthode et suites

L'objet du contrôle est énoncé côté CAF : « La Caf est tenue de vérifier l'exactitude des données fournies et le respect des engagements contractés par les partenaires. Elle doit garantir une bonne et juste utilisation des fonds publics et s'assurer de la qualité du service rendu aux familles. »

Trois caractéristiques méritent d'être connues à l'avance.

  • Sur pièces et/ou sur place, « pour l'ensemble des exercices couverts par cette convention […] sans que le gestionnaire ne puisse s'y opposer ».
  • Par sondage : la convention précise que « les contrôles peuvent être réalisés par sondage et les résultats extrapolés ». Une anomalie sur un échantillon peut donc être étendue à l'ensemble.
  • Y compris sur le système d'information, pour s'assurer de la fiabilité des données transmises.

Ce qui peut en sortir

Le contrôle « fait l'objet d'une procédure contradictoire » — vous êtes entendu avant toute décision. Il « peut entraîner une régularisation, la récupération de tout ou partie des sommes versées ou le versement d'un rappel ». Ce dernier mot est important et rarement relevé : un contrôle peut aussi jouer en votre faveur, si votre décompte était sous-évalué.

À l'inverse, ne pas pouvoir produire les pièces est l'hypothèse la plus lourde : « Le refus de communication de justificatifs, ou tout autre document entraîne la suppression du financement de la Caf, et la récupération des sommes versées non justifiées. » Une Caf départementale formule la même conséquence côté conservation : « En l'absence de présentation et/ou de conservation des pièces justificatives nécessaires au contrôle : le financement de la Caf pourra faire l'objet d'un indu. »

À confirmer auprès de votre CAF

Sur la profondeur du contrôle, une Caf départementale indique : « Outre, l'exercice en cours, la Caf peut procéder à des contrôles sur les 3 derniers exercices clôturés liquidés (ce qui correspond à 4 ans). » Cette précision provient d'une page départementale et n'est pas citée comme une règle nationale ; la convention, elle, vise « l'ensemble des exercices couverts par cette convention ». Faites préciser la profondeur applicable à votre situation.

Sources : convention d'objectifs et de financement PS ALSH extrascolaire et « Contrôle des partenaires » (caf.fr).

8. Combien de temps conserver vos justificatifs

La convention reste vague : elle engage le gestionnaire à conserver les pièces « pendant la durée légale de leur conservation », sans la chiffrer. C'est un guide Caf qui donne les durées, en renvoyant à la circulaire Cnaf n°2021-002. La condition posée est que les justificatifs permettant le calcul de la subvention aient été transmis avant l'échéance fixée par la convention :

  • Personnes de droit privé (associations) : « 5 ans à compter de la date de transmission des justificatifs (prévus dans la Cof) permettant le calcul de la subvention ».
  • Personnes morales de droit public (communes, EPCI) : « 4 ans à compter du 1er janvier de l'année suivant la même date ».

Deux implications pratiques : la durée diffère selon votre statut juridique, et le point de départ n'est pas la date des présences mais celle de la transmission des justificatifs. Si vous changez de logiciel pendant cette période, assurez-vous d'emporter des exports lisibles et autonomes de vos registres — le délai court indépendamment de la vie de votre outil.

9. Quatre erreurs qui coûtent cher

1. Mélanger l'heure et la journée le même jour pour le même enfant

C'est interdit, et la sanction est arithmétique. Un document Caf : « Il n'est pas possible de cumuler sur la même journée pour un même enfant des actes facturés à l'heure et à la journée. Ex : dans le cadre d'un accueil pratiquant une facturation à l'heure entre 7h30 et 9h et entre 17h et 19h ainsi qu'à la journée entre 9h et 17h, le calcul de la Ps se basera sur la facturation à la journée, soit une journée égale 8 heures. » Les heures du matin et du soir, pourtant facturées, disparaissent du décompte.

2. Déclarer le mauvais compteur

En options 1 à 4, ce sont les heures facturées qui sont retenues. En options 5 à 7, « les heures facturées ne sont pas à déclarer à la Caf ». Déclarer les deux, ou le mauvais des deux, revient à produire un dossier faux — dans un sens comme dans l'autre. Relisez l'option inscrite dans votre convention avant chaque déclaration : c'est elle qui commande, pas votre habitude.

3. Compter des temps d'accueil gratuits

Un guide Caf le rappelle : « les temps gratuits n'ouvrent pas droit à la prestation, il faut a minima qu'une cotisation, ou frais d'adhésion soit payée par les familles pour accéder à l'Alsh. » Une plage ouverte gracieusement peut donc figurer à votre registre de présence sans entrer dans vos actes ouvrant droit : ce sont deux totaux distincts.

4. Négliger la réglementation des accueils collectifs de mineurs

Le décompte le plus rigoureux ne protège de rien si l'accueil lui-même est en défaut. Le référentiel prévoit que « tout contrôle des services de l'Etat et notamment des services départementaux de la jeunesse concluant à un non respect de la réglementation en matière d'accueil collectif de mineurs entraîne la suspension immédiate de la prestation de service et le remboursement des sommes correspondantes déjà versées ». Le sujet du décompte et celui de la déclaration ACM sont liés, y compris financièrement — voir notre guide des taux d'encadrement.

Cas particulier : les séjours

Pour les séjours organisés par l'ALSH, le décompte n'est pas horaire mais forfaitaire. Le référentiel retient « le nombre de journées réalisées au profit des familles avec 1 journée = 10 heures ». Ne recomptez donc pas un séjour à l'amplitude réelle : la règle est un forfait.

10. Comment un outil de pointage produit ce décompte

Rien de ce qui précède n'exige un logiciel : un tableur bien tenu satisfait aux mêmes règles, et la CAF le cite d'ailleurs explicitement au même rang qu'un logiciel dans la liste des pièces d'un contrôle. Ce qu'un outil de pointage change, c'est l'origine du chiffre : la présence est enregistrée sur place, le jour même, sur le créneau où l'enfant a été accueilli — et non reconstituée de mémoire en fin de mois.

Concrètement, avec un outil comme Presencia, la présence s'enregistre par créneau — matin, midi, après-midi, soir, journée complète, ou un créneau que vous définissez vous-même — et non à l'heure d'arrivée et à l'heure de départ. Chaque présence porte sa date, son créneau, la durée de ce créneau, et la signature électronique du responsable légal au départ de l'enfant, horodatée.

Ce n'est pas une approximation : c'est exactement l'unité de compte que la CAF retient en périscolaire. Le référentiel pose que « la présence d'un enfant sur une plage d'accueil – quel que soit le temps de présence réel de cet enfant sur cette plage – permet de retenir pour cet enfant un nombre d'heures réalisées correspondant à l'amplitude d'ouverture de la plage » (voir le § 2 plus haut). Vos créneaux sont vos plages d'accueil : le décompte se lit sans conversion ni arrondi, et un enfant arrivé en retard ne fait pas baisser le chiffre à tort. Ce que vous obtenez, ce sont des présences datées, rattachées à un créneau et à sa durée, signées et exportablesen PDF ou en Excel — la matière première d'un registre de présence, et la trace qu'un contrôle demandera. Le pointage fonctionne aussi hors connexion. Une même structure peut gérer plusieurs écoles ou sites à partir de la formule Pro ; les formules Essentiel et Starter couvrent un site unique.

Il faut être clair sur la frontière, parce qu'elle décide de ce qui reste à votre charge. Presencia n'enregistre ni heure d'arrivée ni heure de départ : le décompte repose sur le créneau et sa durée. Presencia ne déclare rien à la CAF à votre place, ne connaît pas l'option de facturation inscrite dans votre convention, ne convertit pas vos présences en heures facturées par tarif et ne produit pas de facturation automatique. Le paramétrage de vos créneaux, le choix du compteur à déclarer et la déclaration elle-même restent votre travail — et, comme la convention le dit, votre responsabilité : c'est vous qui êtes garant de la qualité et de la sincérité des pièces produites.

Un registre de présence par créneau, exportable à tout moment

Présence enregistrée sur le créneau, signature du responsable au départ, exports PDF et Excel — même sans connexion.

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Questions fréquentes

Faut-il déclarer à la CAF les heures réalisées ou les heures facturées ?

Cela dépend du type d'accueil. En accueil périscolaire, l'unité de calcul de la prestation de service est l'acte réalisé, quel que soit le mode de paiement des familles ; depuis 2016, ce sont les heures réalisées qui sont prises en compte, quel que soit le mode de facturation appliqué aux familles. En accueil extrascolaire, c'est l'option de facturation retenue dans votre convention qui décide : pour les options 1 à 4, ce sont les heures facturées qui sont retenues ; pour les options 5 à 7, ce sont les heures réalisées.

Comment compte-t-on une plage d'accueil en périscolaire ?

Par l'amplitude entière de la plage, pas au temps de présence réel de l'enfant. La documentation Caf précise que la présence d'un enfant sur une plage d'accueil, quel que soit son temps de présence réel sur cette plage, permet de retenir un nombre d'heures réalisées correspondant à l'amplitude d'ouverture de la plage. Exemple officiel : un accueil ouvert de 7h à 8h30, soit une plage de 1h30, avec 18 enfants présents, donne 18 × 1,50 h = 27 heures d'actes ouvrant droit.

Peut-on facturer à l'heure et à la journée le même jour pour le même enfant ?

Non. La documentation Caf indique qu'il n'est pas possible de cumuler sur la même journée, pour un même enfant, des actes facturés à l'heure et à la journée. Dans ce cas, le calcul de la prestation de service se base sur la facturation à la journée, soit une journée égale à 8 heures — ce qui peut être nettement inférieur au total réellement facturé.

Quels documents la CAF demande-t-elle lors d'un contrôle ALSH ?

La liste des pièces citée par un guide Caf comprend notamment les cahiers et/ou registres des présences réelles des enfants, les états de facturation et justificatifs d'encaissement, les factures aux familles ou états de comptes mensuels, ainsi qu'une copie d'écran des paramétrages généraux du logiciel — ou une copie du tableur — servant au calcul des heures. La convention d'objectifs et de financement cite également les registres des présences parmi les documents à tenir à disposition.

Un registre de présence informatisé est-il accepté par la CAF ?

Oui. La convention d'objectifs et de financement précise que les justificatifs peuvent être fournis indifféremment sous forme d'originaux, de photocopies, de courriels ou de fichiers électroniques, sauf demande expresse de la Caf. En contrepartie, le système d'information peut lui-même faire l'objet de vérifications afin de s'assurer de la fiabilité des données transmises, et le gestionnaire reste garant de la qualité et de la sincérité des pièces qu'il produit.

Combien de temps faut-il conserver les registres de présence ?

Lorsque les justificatifs permettant le calcul de la subvention ont été transmis avant l'échéance fixée par la convention, un guide Caf indique un délai de conservation de 5 ans à compter de la date de transmission pour les personnes de droit privé, et de 4 ans à compter du 1er janvier de l'année suivante pour les personnes morales de droit public. Ce guide renvoie à la circulaire Cnaf n°2021-002. Confirmez le délai applicable auprès de votre Caf.

Les temps d'accueil gratuits ouvrent-ils droit à la prestation de service ?

Non. Un guide Caf rappelle que les temps gratuits n'ouvrent pas droit à la prestation : il faut a minima qu'une cotisation ou des frais d'adhésion soient payés par les familles pour accéder à l'ALSH.

Sur combien d'années la CAF peut-elle contrôler un ALSH ?

La convention d'objectifs et de financement prévoit des contrôles sur pièces et/ou sur place pour l'ensemble des exercices couverts par la convention, sans que le gestionnaire puisse s'y opposer, et précise que ces contrôles peuvent être réalisés par sondage avec extrapolation des résultats. Une Caf départementale indique de son côté pouvoir contrôler l'exercice en cours ainsi que les 3 derniers exercices clôturés liquidés, soit 4 ans. Cette dernière précision est départementale : vérifiez la profondeur applicable auprès de votre propre Caf.

Sources

Toutes les citations de cette page proviennent des documents suivants, publiés sur caf.fr. Les modalités précises varient d'une Caf à l'autre : en cas de doute sur votre situation, la référence reste votre convention d'objectifs et de financement et votre conseiller Caf.

  1. Prestation de service accueil de loisirs sans hébergement — référentiel de la prestation de service ALSH (PDF).
  2. Guide ALSH, février 2024 — Caf du Bas-Rhin (PDF).
  3. Définir les actes ouvrant droit en ALSH, 2024 — Caf de la Haute-Loire (PDF).
  4. Convention d'objectifs et de financement — PS ALSH extrascolaire (document type, avril 2020).
  5. Contrôle des partenaires — Caf des Pyrénées-Orientales.

Cette page résume des documents publics à titre d'information ; elle ne se substitue ni à votre convention ni à l'analyse de votre Caf.

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